OMP > Documentation > Agenda > Radiographie d'un volcan (Projection & débat)

Radiographie d'un volcan (Projection & débat)

Ciné'Science le 10 mai 2016 à 11h00

Intervenant : Arnaud Mansat, Jacques Marteau et Vincent Regard,

Salle Coriolis Salle Coriolis Observatoire Midi-Pyrénées - 14, avenue Edouard Belin - 31400 Toulouse

Voir le plan d'accès

Projection du film documentaire "Radiographie d'un volcan " (27min.) de Arnaud MANSAT.

Suivie d'un débat en présence du réalisateur et des chercheurs : Jacques Marteau (IPNL - Lyon) et Vincent Regard (GET - Toulouse).

Direction l’île de la Guadeloupe où quatre nouveaux télescopes ont récemment été installés sur le volcan de la Soufrière.

Né en 2009, le projet ANR Diaphane est le fruit de la rencontre entre deux chercheurs, Jacques Marteau, physicien des particules à l’Institut de Physique Nucléaire de Lyon (IPNL/Université Claude Bernard Lyon 1/CNRS/IN2P3) de l’Université Claude Bernard Lyon 1, et de Dominique Gibert, géophysicien à Géosciences Rennes de l’Université de Rennes 1.

C’est en mêlant leurs compétences et leurs savoirs que Jacques Marteau et Dominique Gibert, ont eu l’idée d’utiliser des particules cosmiques appelées muons pour observer l’intérieur d’un volcan. Produites naturellement par l'interaction du rayonnement cosmique primaire et de l'atmosphère, ces particules, sortes de gros électrons, vont traverser les kilomètres de roches qui composent un volcan pour pouvoir observer ce qu’il s’y passe.

En utilisant le même principe qu’une radiographie classique, les télescopes installés à des endroits stratégiques captent les muons. Les chercheurs obtiennent ensuite une image par densitométrie de contraste comme une radio clinique classique

Les volcans antillais, comme celui de la Soufrière (il y pleut plus de 10 m d’eau par an au sommet), sont soumis à une forte pluviométrie et donc à de l’érosion. Cette eau s’infiltre par des cavités, atteint la chambre magmatique, s'échauffe et s'acidifie. Quand elle remonte, on parle d’éruption phréatique. L’effet produit est le même que celui produit dans une cocotte-minute. Les radios permettent donc de savoir où se situent les cavités remplies d’eau et de pouvoir les surveiller. Quatre détecteurs tournent en permanence.
De plus, le volcan de la Soufrière est un volcan très actif et très dangereux, ces recherches permettent donc de surveiller son activité et son comportement.

Cette expédition a demandé une année de préparation pour pouvoir installer les détecteurs à l’été 2015 en collaboration avec les services d'ULISSE (cellule logistique du CNRS).  L’équipe se rend sur place une fois tous les deux mois pour effectuer de la maintenance et des repérages.

Afficher le pied de page