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Make our planet great again

Le 5 mai dernier le ministère français de l'enseignement supérieur annonçait les 14 nouveaux lauréats de l'initiative "Make out planet great again" dont le Chien Wang chercheur MIT’s Center for Global Change Science qui sera reçu au laboratoire d'aérologie. Cette annonce fait suite à la première vague  des 18 premiers lauréats dévoilée en décembre 2017 dont faisait partie Le Pr Julien BOUCHAREL, Junior Researcher de l'Université d'Hawaii reçu au LEGOS.

Make Our Planet Great Again est un programme de recherche prioritaire, initié par Président de la République, et lancé en juin 2017, pour mener la lutte contre le réchauffement climatique. Ce programme se présente sous forme d'appel à la communauté scientifique internationale à rejoindre les laboratoires français travaillant sur les questions climatiques. Peuvent postuler les scientifiques étrangers titulaires d’une thèse depuis plus de 4 ans, établis à l’étranger, travaillant dans les sciences du climat, l’observation et la compréhension du Système Terre, et les Sciences et technologies de la transition énergétique. Les projets de recherche lauréats sont d’une durée comprise entre 3 et 5 ans.

En décembre dernier, était  annoncé la venue des 18 premiers lauréats de cette initiative financée par les Programmes d'investissement d'avenir dont le Pr. Julien Boucharel, chercheur junior de l'Université d'Hawaï qui sera accueilli au LEGOS sur un projet de recherche qui vise à faire le lien entre activité cyclonique et dynamique océanique.

Le projet scientifique du Pr. Julien Boucharel /LEGOS en quelques lignes

Comprendre les mécanismes de formation et d’intensification cyclonique est un enjeu sociétal considérable et est un pré requis pour améliorer les systèmes de prévisions utilisés par les agences de gestion de risques et les populations côtières. Les deux principaux objectifs de ce projet de recherche sont 1) d’identifier et de quantifier les processus de dynamiques océaniques impliqués dans la variabilité intra saisonnière à saisonnière de l’activité cyclonique du Pacifique Est et de l’Atlantique, 2) de proposer un cadre théorique nécessaire pour guider l’amélioration des modèles de prévision cyclonique. Il est proposé d’analyser les données in-situ et satellites et les produits de réanalyses les plus récents dans le but de répondre aux questions centrales suivantes: Quelle part de la variabilité de l’activité cyclonique est due à des changements dans les conditions océaniques? A quel point ces changements sont liés aux modes naturels de variabilité océanique? Comment la dynamique océanique tropicale relativement prévisible peut permettre d’améliorer les systèmes de prévisions cycloniques? Les résultats issus de cette analyse observationnelle et théorique seront ensuite confrontés à des simulations issues de modèles de différentes complexités. Cela permettra de quantifier et comparer, sur la base d’une gamme étendue d’expériences de sensibilité, le contrôle de différentes échelles temporelles de variabilité océanique sur l’activité cyclonique dans ces bassins.

Cette activité de recherche s’insère de manière cohérente dans les thématiques phares du LEGOS, et implique aussi plusieurs collaborations externes et l’encadrement d’une thèse.

 

A l'issue de la seconde vague de candidatures, 38 nouveaux projets ont été déposés, 14 ont été retenus par un jury international, dont le projet du Dr Chien Wang chercheur au MIT’s Center for Global Change Science et du laboratoire d'Aérologie, qui vise à comprendre le rôle joué par les aérosols dans le réchauffement climatique.

 Le projet scientifique du Dr Chien Wang /L. Aérologie en quelques lignes

Les aérosols contribuent à la plus grande part d’incertitude sur les estimations du réchauffement climatique. Ce projet est consacré à la question cruciale et mal comprise de la façon dont ces aérosols affectent le climat, notamment via leurs interactions avec les nuages. Le projet explore des méthodes innovantes pour améliorer les paramétrisations des processus clés de ces interactions. L’objectif est de déterminer les réponses des caractéristiques microphysiques et radiatives des nuages, de la circulation atmosphérique et des précipitations aux variations de l’abondance, de la composition chimique et de l’état de mélange des aérosols. Le projet s’appuie sur la modélisation multi échelle incluant des modèles globaux, régionaux et à l'échelle du nuage développés par les partenaires. Les observations provenant des campagnes de terrain, des satellites, des réseaux de mesure européens et américains seront largement valorisées pour contraindre les simulations. Les réponses des systèmes nuageux seront initiés avec des modèles à haute résolution sur de grands domaines pour divers environnements météorologiques. Les méthodes avancées de collocation probabiliste combinant des modèles de processus détaillés seront utilisées pour dériver des méta-modèles efficaces de la multiplication de la glace, la nucléation de la glace et les précipitations. Des algorithmes d'apprentissage profond seront couplés à une grande quantité de simulations à l’échelle LES incluant des microphysiques explicites d'aérosols et de nuages. L’ambition est d’en déduire de nouveaux schémas des interactions aérosol-nuage, applicables pour les modèles globaux et régionaux de la communauté de recherche.

Pour en savoir plus sur le Dr. Chien Wang 
CV en ligne :  http://web.mit.edu/wangc/www/Welcome.html
Interview sur France 24 : http://www.france24.com/fr/20180504-make-planet-great-again-entretien-scientifique-americain-laureat-climat-macron

 

Les résultats du dernier appel clôturé le 31 mai dernier seront révélés en décembre 2018

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