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BiodiverCity: une appli pour dévoiler la vie cachée du campus

Faire photographier par les usagers de l’université les animaux et les plantes qui peuplent le campus afin de localiser progressivement cette biodiversité, tel est l’objectif de Magali Gerino, enseignant-chercheur au Laboratoire écologie fonctionnelle et environnement (EcoLab). Elle a conçu avec son collègue Georges Da Costa, de l’Institut de Recherche en Informatique de Toulouse (IRIT), une application sur smartphone baptisée BiodiverCity. Un outil de sensibilisation écologique mais aussi un projet original de « sciences participatives ».

Des tritons nagent dans les mares du petit bois. Des éperviers survolent les toits. On voit parfois filer un hérisson ou pointer un blaireau sur les parkings ! Un clic et la photo est prise, l’animal localisé. Un petit questionnaire en ligne, et le voilà succinctement caractérisé. BiodiverCity est destinée à faire prendre conscience aux étudiants et au personnel de la richesse naturelle, souvent insoupçonnée, du campus.

Qui sait qu’à un quart d’heure du centre-ville, entre béton et bitume, on trouve sur les pelouses et dans les fossés de Rangueil de quoi alimenter sa curiosité ?

Oreilles de Judas (commercialisées sous le nom de champignons noir chinois), fenouil commun, laitues vivaces, stellaires intermédiaires aux jeunes feuilles bien tendres… L’association Veracruz qui regroupe les jeunes naturalistes de l’université a contribué au projet et conçu un petit livret illustré bourré d’informations et d’anecdotes sur la faune et la flore locale. On peut y découvrir les coccinelles à deux points plus communes qu’on ne le croit, les immenses limaces panthères, ou des papillons aux noms qui font rêver, moro sphinx, citron et aurore de provence !
L’objectif de BiodiverCity est toutefois plus ambitieux. «La multiplication des photos, à chaque fois précisément datées et localisées, va permettre à terme de repérer les « corridors de biodiversité » qui traversent le campus, ces zones de circulation animale, de richesse végétale particulière, à préserver prioritairement », explique Magali Gerino. L’enjeu est tout particulier au moment où se prépare un réaménagement du campus avec une densification programmée du bâti entre le canal et les coteaux. 
Primé au concours développement durable organisé par l’Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées, le projet BiodiverCity va aussi prendre une nouvelle ampleur d’ici la fin 2015 grâce à un partenariat noué avec l’université de Montpellier. Les photos prises sur le campus seront soumises à des experts à même d’identifier plus précisément les organismes et d’établir des statistiques. Un forum leur sera ouvert pour échanger sur ces espèces. « Ces recherches aideront par exemple à mieux localiser certaines plantes ou certains animaux de valeur patrimoniale ou à détecter le développement d’espèces invasives », observe Magali Gerino.

Ce type de projet scientifique où les usagers sont appelés à recueillir des données est de plus en plus fréquent. La Nuit Européenne des Chercheurs, le 25 septembre, célèbrera ses dix ans par une grande expérience de sciences participatives.

qrcode-biodivercity

 (CNRS / Université Toulouse III – Paul Sabatier / INP Toulouse / Université Toulouse 1 Capitole / Université Toulouse Jean Jaurès)
 

  • Télécharger l’application

En tapant « BiodiverCity » sur Google Play Store
En scannant avec votre téléphone Android ce QR code 

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