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Signature au sommet

Le mercredi 13 avril 2016, l'Université Toulouse III - Paul Sabatier (UPS), le CNRS, l'Observatoire Midi-Pyrénées, le Syndicat Mixte pour la Valorisation Touristique du Pic du Midi et sa Régie du Pic du Midi ont renouvelé leur collaboration en signant une nouvelle « Convention d'échange de services et de gestion des infrastructures et équipements du Pic-du-Midi », qui régira la vie commune au Pic pour la période quinquennale 2016-2020. La convention particulière avec l’association « Les Observateurs Associées », qui contribue très largement à la jouvence et la mise en œuvre des coronographes du Pic, a été également renouvelée à cette occasion.

 

Petit retour en arrière

A la fin du siècle dernier, le vaisseau des étoiles était en perdition. La fermeture de l’observatoire du Pic-du-Midi était très sérieusement envisagée, voire décidée. Grâce à la vision, l’énergie et l’opiniâtreté de Michel Blanc, alors directeur de l'Observatoire Midi-Pyrénées, et du sénateur François Fortassin, alors Président du Conseil Général des Hautes Pyrénées, et de leurs équipes et à leur remarquable capacité de mobilisation des autorités régionale, départementale et locales et de la communauté scientifique, le projet Pic 2000, visant à conforter la présence de la science au Pic d’une part et à ouvrir le site au grand public d’autre part, a vu le jour. Il a été mis en œuvre à partir de 1996 avec la réalisation de grands travaux de réhabilitation du domaine ouvert au public et l’installation d’un téléphérique moderne remplaçant le téléphérique de service qui datait de 1952, domaine public et téléphérique étant gérés par la Régie du Pic-du-Midi, et une réhabilitation complète des quartiers scientifiques, qui occupent dorénavant la moitié des surfaces et sont gérés par l’Observatoire Midi-Pyrénées pour le compte de l’UPS. Aujourd'hui le public peut arriver au sommet en toute sécurité, découvrir un panorama fabuleux, dormir à 2876 mètres d'altitude et s'initier à l'observation des étoiles, du Soleil et des planètes du système solaire.

 

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Téléscope Bernard Lyot

Aujourd’hui et demain

La rénovation des installations du Pic-du-Midi et le partenariat entre l’OMP et la Régie ont sauvé la science au sommet. Aujourd’hui, après 16 années de cohabitation heureuse entre tourisme et recherche, le bilan du sauvetage du vaisseau des étoiles est plus que satisfaisant pour la communauté scientifique. Les recherches en astrophysique se sont développées, notamment avec la mise en service en 2007 de l’instrument Narval sur le Télescope Bernard Lyot (TBL), télescope national de 2m (le plus grand en activité sur le sol français) qui permet à l’OMP et au Pic-du-Midi d’occuper une place de tout premier rang mondial dans l’étude du champ magnétique des étoiles par spectropolarimétrie, la jouvence des coronographes pour les études de la couronne solaire en partenariat avec l’association « Les Observateurs Associées » et le maintien en activité des « petits » télescopes en partenariat avec l’association T60 et l’Observatoire de Paris. Parallèlement, en écho à la mission météorologique initiale du Pic-du-Midi, les observations concernant la physique (données météorologiques) et la chimie (ozone, aérosols, gaz à effet de serre, eau atmosphérique, …) de l’atmosphère se sont développées au Pic dans le cadre de la Plateforme Pyrénéenne d’Observations Atmosphériques (P2OA) qui regroupe la plateforme du Pic-du-Midi et celle de Campistrous-Lannemezan. A ses missions premières de l’OMP, se rajoute le soutien apporté par les équipes de l’OMP présentes au Pic à des observations et expérimentations développées au sommet par des partenaires scientifiques (ONERA, IRSN, …) et industriels.

Pour les années qui viennent, un nouvel élan sera donné aux activités du TBL dans le cadre du projet Néo-Narval, en cours, qui vise à améliorer les performances de l’actuel instrument Narval puis la construction et la mise en service d’ici la fin de la décennie de l’instrument SPIP, spectropolarimètre et vélocimètre de dernière génération dans le proche infra-rouge, qui permettra d’étendre le champ de recherche du Pic-du Midi aux exoplanètes et devrait assurer la pérennité du Pic comme observatoire de référence au meilleur niveau mondial jusqu’au moins la fin de la décennie 2020. Ces deux opérations sont financées dans le cadre du CPER 2015-2020, qui soutient aussi la poursuite de la montée en puissance de la P20A (analyseur du radon, …).

Enfin, les infrastructures et les équipements du Pic-du-Midi, déjà utilisés pour la formation des étudiants de l’UPS, celle des professeurs du secondaire et du primaire et l’accueil de classes, devraient voir leur rôle en ce sens s’amplifier et se diversifier au cours des années à venir, notamment grâce à une augmentation des capacités d’accueil au sommet, actuellement en discussion.

Contact:

Sylvie Etcheverry, service communication OMP, sylvie.etcheverry@obs-mip.fr

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