Observatoire Atmosphérique CORSiCA

Observatoire Atmosphérique CORSiCA

Centre d’Observation Régional pour la Surveillance du Climat et de l’environnement Atmosphérique et océanographique en Méditerranée occidentale

CORSiCA  est le « Centre d’Observation Régional pour la Surveillance du Climat et de l’environnement Atmosphérique et océanographique en Méditerranée occidentale ». Il s’agit d’une plateforme d’observation de l'atmosphère, à vocation d’observatoire, qui s’inscrit dans la durée. Elle est implantée en Corse sur une trentaine de sites pour répondre aux différentes thématiques étudiées par les participants de plusieurs laboratoires de recherche reconnus au niveau européen pour leurs travaux sur la météorologie, la qualité de l’air et le changement climatique. La création de la plateforme a été financée en grande partie par la Collectivité Territoriale de Corse, l'Etat et l'Europe (dans le cadre du PO FEDER 2007-2013). Elle participe à des programmes de recherche nationaux et internationaux et propose des applications directes innovantes utiles pour des besoins d’aide à la décision des pouvoirs publics.

CORSiCA participe à la compréhension du fonctionnement environnemental du bassin ouest méditerranéen sous la pression du changement global pour en prédire l’évolution future. L’objectif principal est l'amélioration des connaissances dans les domaines de la physique et de la chimie de l’atmosphère en lien direct avec le climat. Les principales thématiques traitées portant sur les événements météorologiques intenses, les précipitations, les éclairs, la pollution de l’air, les gaz à effet de serre, les particules fines, etc…

CORSiCA est un observatoire à vocation pérenne. Il sert également de structure d'accueil pour des projets de recherche, tels que  HyMeX (Hydrological cycle in the Mediterranean Experiment) et ChArMEx (Chemistry-Aerosol Mediterranean Experiment) du « chantier Méditerranée » dénommé «  MISTRALS » (Mediterranean Integrated STudies at Regional And Local Scales). HyMeX  a pour objectifs d'améliorer la caractérisation et la compréhension du cycle de l'eau sur le bassin Méditerranéen ;   ChArMEx  a pour but de dresser le bilan actuel et futur de l’environnement chimique atmosphérique (espèces particulaires et réactives gazeuses à vie courte) du bassin méditerranéen, et de ses impacts régionaux sur le climat, la qualité de l’air, et la biogéochimie marine.

Partenaires :

Projet cofinancé par l’Union Européenne.

L’Europe s’engage en Corse avec le Fonds Européen de Développement Régional.

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En raison de la configuration orographique de l'ile et des différents objectifs scientifiques, l'observatoire atmosphérique CORSiCA est multi-sites. Il s'appuie également sur des structures d’accueil comme l’Université de Corse Pascal Paoli (UdCPP), Météo-France, la Marine Nationale, l’Armée de l’Air, l’Institut National de la Recherche Agronomique, Qualitair Corse (Association Agréée pour la Surveillance de la Qualité de l’Air), STARESO (Station de Recherches Océanographiques et sous-marines), le Parc Marin International des Bouches de Bonifacio. Les différents sites instrumentés constituent l’Observatoire Atmosphérique CORSiCA.

Ce projet fédère les efforts régionaux et nationaux pour développer ce site en partenariat avec un certain nombre de réseaux nationaux d’observations pour la recherche et la surveillance de l’atmosphère et du climat, intéressés pour s’étendre en Méditerranée nord-occidentale. L’objectif est de constituer à terme un réseau coordonné d’observatoires de fond insulaires en Méditerranée (France, Espagne, Italie, Grèce, Chypre…) et d’autre part d’intégrer les réseaux d’observatoires thématiques existant à l’échelle continentale ou globale (E-WINPROF, EARLINET, MERA/EMEP, GAW, etc.).

Grâce à une meilleure description de la dynamique et de la thermodynamique de l’atmosphère, l’Observatoire Atmosphérique CORSiCA permet d’étendre le réseau de mesures météorologiques de Météo-France en Corse géré par les deux centres départementaux de Haute-Corse (CDM 2B) et de Corse du Sud (CDM 2A), pour la recherche en Physique et Chimie de l’atmosphère. Il sera associé à la mise en place d’ici 2017 d’un tout nouveau radar de précipitations (du réseau ARAMIS) installé sur les hauteurs d'Ajaccio, à l'oust de l'île en complément de celui d’Aléria. Enfin l’Observatoire Atmosphérique CORSiCA sert de structure d’accueil de campagnes de mesures atmosphériques comme cela a été le cas pour VESSAER (été 2012) ou les SOP d’HyMex (automne 2012 et hiver 2013) et ChArMEx (été 2013). Ces campagnes de mesure d’une durée comprise entre 1 et 4 mois ont accueilli de très nombreux moyens de mesures (instrumentations au sol, avions de recherche, ballons, etc…) d’organismes nationaux et internationaux.

Nombre de personnes :

A ce jour, le projet rassemble une cinquantaine de chercheurs, ingénieurs, techniciens de plusieurs laboratoires français et étrangers.

La région méditerranéenne est sensible et de plus en plus vulnérable. Fréquemment touchée par des événements extrêmes, la demande sociétale y est forte. Cette demande porte sur une meilleure identification des zones à risques (zones inondables ou particulièrement sensibles aux incendies par exemple), des prévisions et une alerte plus précises dans la gestion des crises, ou encore le développement d’expertise et de systèmes intégrés de gestion de l’environnement dans les domaines de l’aménagement du territoire et du développement durable.

La Corse est située au sud du golfe de Gènes, zone la plus cyclogénétique du bassin méditerranéen occidental. Elle est régulièrement affectée par des tempêtes de vent, des précipitations intenses, de fortes houles érodant le littoral, des sécheresses, des incendies de forêt. Tous ces phénomènes sont cruciaux pour l’activité économique de la Corse.

Malgré des améliorations récentes des prévisions météorologiques opérationnelles, les modèles mathématiques de prévision du temps ont par exemple encore des difficultés à prévoir avec précision l’intensité et la distribution à moyenne et petite échelle des précipitations intenses. Les prévisionnistes ont en particulier des difficultés à prévoir ces phénomènes au dessus de la mer et à proximité de reliefs complexes comme cela est le cas en Corse. Outre l’intérêt de l’amélioration de la prévision locale, la Corse est également particulièrement bien placée pour l’observation et l’étude des phénomènes fortement précipitants affectant le sud-est de la France continentale et le nord de l’Italie. En effet, ces phénomènes météorologiques sont généralement caractérisés par des remontées de masses d’air dans les basses couches en provenance du sud. Leur observation en amont, c'est-à-dire plus au sud, permettrait à la Corse de jouer un rôle de « sentinelle » pour ces événements.

De plus, à cause de la présence de nombreux types d’aérosols au dessus de la région méditerranéenne, (particules de poussières minérales provenant principalement du désert saharien, aérosols anthropogéniques dus aux activités industrielles et urbaines, aérosols dus au brûlage de la biomasse provenant des incendies de forêt et aérosols marins), les particules atmosphériques ont certainement un impact significatif sur le bilan radiatif de cette région, sur le climat régional et sur le cycle hydrologique du bassin méditerranéen. En parallèle et en raison des flux importants de dépôt des poussières désertiques et des aérosols anthropogéniques, les apports atmosphériques impactent les cycles marins de plusieurs éléments chimiques en mer Méditerranée.

En outre, bien que les fortes valeurs d’ozone et de concentration en aérosols pendant la période estivale influencent de manière sensible la qualité de l’air du bassin méditerranéen, les observations permanentes de gaz et d’aérosols dans la troposphère sont très clairsemées dans l’espace et le temps au dessus du bassin méditerranéen occidental. Un observatoire en Corse présente un grand intérêt pour aborder les différentes questions relatives à l’impact des gaz et des aérosols sur la qualité de l’air de cette région. Dans ce cadre, le Cap Corse est un site idéal pour réaliser de telles mesures avec un minimum d’émissions anthropogéniques locales. Ainsi, il sera possible d’étudier le transport de masses d’airs polluées sur cette région et de répondre à la question de l’origine de la pollution mesurée dans les villes (principalement Ajaccio et Bastia) : est elle d’origine locale ou provient elle du continent ?

Financement du projet :

  • Financement principal : CPER-FEDER (Collectivité Territoriale de Corse - Etat - Europe) de 2010 à 2015
  • Autres financements
    •     HyMeX-MISTRALS de 2011 à 2016
    •     ChArMEx-MISTRALS de 2012 à 2014
    •     ANR IODA-MED en 2012-2013
    •     ADEME, OMP, CEA, LA...

Instituts impliqués :

  • Laboratoire d’Aérologie, Université de Toulouse, Toulouse, France
  • Laboratoire Systèmes Pour l’Environnement, Université de Corse, Corte, France
  • Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, CEA, Saclay, France
  • Laboratoire de Météorologie Physique, Obs. de Physique du Globe de Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand, France
  • Centre Nationale Recherches Météorologiques, Météo-France, Toulouse, France
  • Institute for Meteorology and Climate Research, Karlsruhe Institute of Technology, KIT Karlsruhe, Germany
  • Laboratoire de Physico-Chimie de l’Atmosphère, Université du Littoral Côte d’Opale, Dunkerque, France
  • Centre Départemental de la Météorologie de Corse du Sud, Ajaccio, France
  • Centre Départemental de la Météorologie de Haute Corse, Bastia, France
  • Swiss Federal Institute of Technology Zurich, Eidgenössische Technische Hochschule Zürich, ETHZ, Switzerland
  • Braunschweig University, Germany
  • Laboratoire d'étude du rayonnement et de la matière en astrophysique, Observatoire de Paris, Paris, France
  • Parc Marin International des Bouches de Bonifacio, Office de l’Environnement de la Corse, Pianottoli-Caldarello, France
  • Institut National de la Recherche Agronomique, San Giuliano, France
  • Ecole Mines de Douai, France
  • Qualitair Corse, Corte, France
  • Laboratoire d'étude du rayonnement et de la matière en astrophysique, Observatoire de Paris, Paris, France
  • Institut Pierre-Simon Laplace/Laboratoire de Météorologie Dynamique, Palaiseau, France
  • Station de Recherches Sous-marines et Océanographiques, Pointe Revellata, Calvi, France
  • Laboratoire d’Optique Atmosphérique, Université de Lille 1, Lille, France
  • GeoForschungsZentrum Potsdam, Germany

Avec la participation de la Marine Nationale et de l’Armée de l’Air.

Projet cofinancé par l’Union Européenne.

L’Europe s’engage en Corse avec le Fonds Européen de Développement Régional.

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