Kwantik paru le 8 novembre
La géochimiste du LMTG a passé six semaines sur le Chikyu, un bateau-foreur géant, dans une ambiance de travail à la japonaise. Une aventure scientifique hors du temps dont les résultats, présentés fin octobre, contribueront avec ceux de futures missions à la prévention des séismes.
« Christine-san, il ne faut pas courir ! ». Chistine Destrigneville, géochimiste au Laboratoire des Mécanismes de Transfert en Géologie (Observatoire Midi-Pyrénées), n’avait pourtant que peu de temps pour récupérer sa carotte de sédiments, extraite à plus de 2000 m de profondeur sous la mer et dont le haut-parleur venait d’annoncer la remontée sur le pont. Mais le chef de projet japonais, malgré la marque de respect (« san »), venait de rappeler à la scientifique française qu’à bord du Chikyu, la discipline prévaut et qu’aucun écart n’est possible.
