Portrait P. Soler - Copyright S. Chastanet/OMP

Depuis le 6 décembre dernier Pierre Soler dirige l’Observatoire Midi Pyrénées.

Les dates clefs de son parcours

  •  1975 : Ingénieur des mines, option géologie (École Nationale Supérieure des Mines de Paris, aujourd'hui Mines Paris Tech).
  • 1977 : Thèse d'ingénieur-docteur en géologie minière à l’École des Mines.
  • 1991 : thèse de doctorat d'état en sciences de la terre à l'Université Paris 6.
  • 1994-1998 : Directeur du Département terre-océan-atmosphère de l'ORSTOM (aujourd'hui IRD).
  • 1999-2003 : Directeur du Laboratoire d'océanographie dynamique et de climatologie (LODYC) ; détachement à l'université Pierre et Marie Curie comme Professeur des Universités.
  • 2004-2007 : Représentant de l'IRD au Pérou.
  • 2008-2011 : Directeur du Département Milieux et Environnement (DME) de l'IRD, puis Directeur des programmes de recherche et de la formation au Sud (DPF) de l'Agence inter-établissements de recherche pour le développement (AIRD).

6 décembre 2011 : prise de fonction comme Directeur de l'Observatoire Midi-Pyrénées et Responsable du Pôle Univers, Planète, Espace, Environnement (UPEE) de l'UPS.

Parole au nouveau directeur :

      « C’est un honneur et un véritable défi pour moi que de m’inscrire dans la lignée des collègues qui m’ont précédé dans les fonctions de directeur de l’Observatoire Midi-Pyrénées – Michel Blanc, Daniel Guedalia, Dominique Le Quéau et Bernard Dupré et leurs prédécesseurs – et qui ont fait, grâce à l’ensemble du personnel scientifique, technique et administratif de l’OMP et de ses laboratoires et avec le soutien des tutelles, ce que l’Observatoire Midi-Pyrénées est aujourd’hui : un des tous premiers pôles français de recherche et de formation dans le domaine des sciences de l’univers, de la planète, de l’espace et de l’environnement et autour de questions qui sont au cœur des préoccupations des sociétés d’aujourd’hui, en France et dans le monde. Dans une période complexe faite de changements et d’incertitudes, mon prédécesseur, Bernard Dupré, a su maintenir le cap et faire valoir les remarquables atouts de l’OMP. Mon ambition est de continuer à le faire pendant les cinq ans qui viennent en relevant les défis que nous avons évoqués. »

« Quels vont être les défis à relever pour l’OMP dans les prochaines années ? Avec quelles priorités ? »

            «  Le potentiel toulousain et régional dans le domaine des sciences de l’univers, de la planète, de l’espace et de l’environnement est un des tous premiers en France et est connu et reconnu nationalement et internationalement. De tous les Observatoires des Sciences de l’Univers, l’OMP est celui dont le spectre des recherches est le plus large (« du Big Bang aux écosystèmes »). La première priorité, sans laquelle les autres n’ont pas de sens, est donc de maintenir la qualité (« l’excellence ») de nos recherches basées sur l’observation, l’expérimentation, la modélisation et les approches théoriques dans le domaine des sciences de l’univers, de la planète, de l’espace et de l’environnement. Parmi les enjeux majeurs pour ce faire, citons le maintien d’un recrutement scientifique et technique de très haut niveau, la préservation des dynamiques collectives des équipes et laboratoires, la capacité à maintenir des systèmes d’observation sur le long terme et l’assurance de pouvoir disposer d’une instrumentation, des équipements et de plateformes, comme celle du Pic du Midi, aux meilleurs standards internationaux.

  •  Contribuer à la construction collective et aux succès de l’Université de Toulouse ; s’impliquer encore mieux dans  la formation initiale des étudiants, notamment au niveau du master et du doctorat, avec un souci constant de leurs débouchés, et dans la formation permanente ; encourager le développement de formations et de recherches transdisciplinaires entre équipes des différents laboratoires au sein de l'OMP, au sein de l'UPS et plus généralement en région Midi-Pyrénées dans le cadre de l’Université de Toulouse. Les relations environnement – santé – société, le développement de capteurs environnementaux ou l’hydrologie spatiale sont trois des axes de développement de cette pluridisciplinarité, il y en a bien d’autres.
  • Faire en sorte que les résultats de la recherche soit mieux diffusés et valorisés au delà du monde académique, dans la sensibilisation des différents publics, dans l’appui aux politiques publiques et les relations avec les « décideurs » et dans la valorisation économique par les liens avec les acteurs socio-économiques, garants de débouchés pour les étudiants, de transferts technologiques et de l’émergence d’entreprises technologiquement innovantes.
  • Contribuer à encore renforcer la visibilité internationale, l’attractivité et la projection à l’étranger de l’Université Paul Sabatier, de l’Université de Toulouse, de la région Midi-Pyrénées et des organismes tutelles de l’OMP (CNES, CNRS, IRD et Météo-France), dans un monde mondialisé où la concurrence – qui n’exclut pas les coopérations – est de plus en plus sévère dans le domaine de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. »
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