STEREO

Projet en exploitation

  • Responsables scientifiques : J.-A. Sauvaud et B. Lavraud
  • Autres scientifiques impliqués : A. Opitz, B. Lavraud, P. Louarn, J. Dandouras, C. Jacquey, V. Génot, G. Fruit
  • Responsables techniques : C. Aoustin, A. Fedorov
  • Autres personnels techniques impliqués : ....

Objectifs scientifiques :

  • Soleil_stereo_large
    Mission: la mission STEREO, constituée de deux satellites, est conçue pour étudier les éruptions solaires, leurs contreparties interplanétaires et leurs effets sur l’environnement terrestre. Afin d’obtenir des images stéréoscopiques des phénomènes solaires, un satellite précède la Terre dans sa rotation autour du soleil, l’autre la suit. Ces images sont combinées avec les données multi-points in situ obtenues à bord des deux satellites STEREO, ainsi qu’avec d’autres données provenant d’observatoires autour de la Terre pour des études détaillées des relations Soleil - Terre.
  • Instruments IRAP : les deux instruments « Solar Wind Electron Analyzers » (SWEA ; un par satellite), qui ont été fabriqués au CESR, mesurent la fonction de distribution des électrons du cœur du vent solaire et du halo, de 1 à 2000 eV avec de bonnes résolutions angulaire et en énergie. Les instruments SWEA font partie de la suite d’instruments STEREO/IMPACT placée sous la responsabilité du « Space Science Laboratory » à Berkeley (USA).
  • Lancement: la mission STEREO de la NASA a été lancée avec succès le 25 octobre 2006.

Sites web dédiés :

STEREO : première mission à suivre les perturbations solaires du Soleil jusqu’à la Terre

La mission STEREO (Solar Terrestrial Relations Observatory) de la NASA comprend deux satellites dérivant graduellement en amont (ST-A) et en aval (ST-B) de la Terre le long d’orbites similaires autour du Soleil. STEREO est la première mission possédant à la fois des instruments de mesure in situ et en imagerie à partir de deux points d’observation distants dans l’héliosphère (Figure 1).

Illustration_Stereo_imagelarge

Fig. 1 : Positions des satellites ST-A et B en Novembre 2007 par rapport au Soleil, la Terre et le satellite ACE (au point de Lagrange L1). Les champs de vue des imageurs HI sont illustrés pour chaque satellite. Notez que les champs de vue de ST-B sont particulièrement adaptés au suivi des perturbations depuis le Soleil jusqu’à la Terre et ST-A

Les Imageurs Héliosphèriques (HI) de la suite d’instruments SECCHI (PI: R. Howard, NASA) permettent de suivre les perturbations solaires dans l’héliosphère interne en utilisant des techniques de différentiation d’images dans le visible. Ces instruments mesurent les variations de densité électronique (par diffusion Thomson) depuis la couronne solaire jusqu’à l’orbite de la Terre. Chaque satellite comprend également un jeu d’instruments plasma in situ, incluant la suite IMPACT (PI: J. Luhmann, UC Berkeley). Cette suite comprend les instruments SWEA (Solar Wind Electron Analyzers) développés et réalisés au CESR (responsable: J.-A. Sauvaud, CESR). Ils sont dédiés à la détection in situ de la contrepartie interplanétaire des perturbations solaires.

Illustration_STEREO_highlight_new_imagelarge

Figure 2: Images HI provenant de ST-B et A au moment de l’impact d’une perturbation solaire au niveau de la Terre et ST-A. Les panneaux du bas montrent les observations in situ à la Terre (de haut en bas : la densité du plasma, l’intensité, l’azimut et la latitude du vecteur champ magnétique, et la vitesse du plasma).

Utilisant les données d’imagerie et in situ de manière combinée, il est pour la première fois possible de suivre les perturbations solaires tout au long de leur trajet du Soleil jusqu’à la Terre. Dans le cas de la Figure 2, une éjection de masse coronale a pu être idéalement observée et suivie dans les images de ST-B. Au moment de l’image montrée dans la Figure 2, la perturbation s’est déjà propagée dans le milieu interplanétaire et s’apprête à impacter la Terre (e.g., le satellite ACE) et le satellite ST-A. Dans les panneaux du bas, les mesures in situ au niveau de la Terre démontrent que la perturbation solaire impacte effectivement la Terre au moment prévu par les imageurs de ST-B, et que des variations de densités sont observées de part et d’autre de cette perturbation. Cette capacité sans précédent à suivre les perturbations solaires du Soleil à la Terre permet aux physiciens de réaliser aussi bien des études scientifiques fondamentales (e.g., propagation et interactions in situ des perturbations) qu’un suivi en temps réel dans le contexte de la « météo de l’espace ».

Contacts IRAP (ordre alphabétique) :

Benoit Lavraud, Philippe Louarn, Andrea Opitz, Alexis Rouillard, Jean-André Sauvaud.

Liens utiles :

Communiqués de Presse :

Powered by eZ Publish™ CMS Open Source Web Content Management. Copyright © 1999-2012 eZ Systems AS (except where otherwise noted). All rights reserved.