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Médecine de montagne

Physiologie de l'altitute

La pression barométrique et donc la pression partielle en oxygène décroissent avec l'altitude. De fait, la quantité d'oxygène disponible au niveau cellulaire diminue, ce qui entraîne un certain nombre de mécanismes compensateurs :

  • hyper ventilation
  • modification de l'affinité de l'hémoglobine pour l'oxygène
  • polyglobulie

dont les buts sont de maintenir un apport en oxygène compatible avec les besoins de l'organisme.
Chez certaines personnes, les mécanismes compensateurs sont insuffisants ou n'ont pas le temps de s'installer. Dès lors, ces sujets peuvent développer une maladie appelée : Mal aigu des montagnes

Remarques : quelle que soit l'altitude, niveau de la mer ou 5000 m d'altitude, la teneur en oxygène reste stable ! C'est seulement la pression partielle en oxygène qui est modifiée.

Prévention

Contre-indications pour un séjour en altitude :
en règle générale, si l'on se sait porter d'une pathologie chronique, si l'on prend des traitements réguliers, si l'on est enceinte ou avec des enfants en bas âges, il faut prendre contact auprès d'un service médical avant de choisir une destination en altitude.

Chez les petits :

Concernant les nourrissons et enfants en bas âges, originaires de basse altitude se rendant en station de montagne, il semble prudent de déconseiller une altitude supérieure à 1600m pour un séjour bref dans les premières années de vie.

Maladies cardiovasculaires instables :

  • insuffisance cardiaque
  • angine de poitrine sévère
  • infarctus du myocarde récent
  • hypertension artérielle mal contrôlée
  • trouble du rythme cardiaque
  • artérite
  • antécédents de maladiethromboembolique

Insuffisance respiratoire chronique :

  • asthme
  • emphysème

Maladies neurologiques :

  • épilepsies
  • accident vasculaire cérébral

Autres :

  • antécédents d'intolérance à l'altitude
  • antécédents psychiatriques
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